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Nos trois derniers mois au Brésil :

Au marché "São Joaquim", nous avons acheté : goyaves, papayes, fruits de la passion, mangues. Et depuis deux jours, Claude est dans les confitures. Les bonnes odeurs envahissent le ponton, pour le plaisir des narines.
Puis nous partons pour "Itaparica". Où nous subissons le mauvais temps, pluie et vent conjugués. Une accalmie nous déloge et nous partons à "Maragojipe". Le ciel devient menaçant. Et c'est sur nous. Pluie d'orage, vent, bref la totale. On ne voit plus les îles environnantes. Sur le "Rio Paraguaçu", nous dépassons une magnifique embarcation ancienne, avec sa carrée. Des remous font aller Gwenalys de babord à tribord. Ce n'est pas le moment de lâcher la barre.
Et voici "Maragojipe", petit village le long de la mangrove et qui a pris d'assaut quelques versants de . Ici, nous visitons la , allons marcher dans les hauteurs, en empruntant les rues pavées, parmi les maisons pauvres, et les chemins de terre. Une fois arrivés en haut, la pluie arrive. Une pluie tropicale et torrentielle. Nous nous abritons sous un et attendons. Mais nous sommes repartis trop vite. Elle nous rattrape. Nous enfilons nos capes (vues dans Salvador). L'eau dévale la pente. La pluie éclabousse nos jambes qui deviennent "ocres", de la couleur du chemin. Enfin tout se calme. Nous pouvons admirer le 'Rio Paraguaçu" de redescendre.
A l'entrée du chemin, une camionette s'arrête. Pourquoi ? Mais pour laisser passer Madame et ses canetons. On est civilisé ici.
Une autre balade, nous mènera au pied d'une petite . De là-haut nous pouvons admirer une autre facette de la ville.
Vendredi, il y a marché. Bizarre!!! Normalement c'est le samedi. Nous allons y faire un tour, faire les courses et prendre quelques . Quelques enfants proposent de prendre en charge nos courses, dans leurs .
Le se rempli. Nous voici neuf, dont 8 bateaux au pavillon français. Tous venus pour le marché du samedi. 5h, ce samedi, nous sommes debout. Un thé chaud, l'annexe est mise à l'eau. Nous avons emmené le camescope. Et aimerions filmer l'arrivée des chevaux avec leur chargement, ainsi que l'installation du marché.
Nous traversons les rues. Quel calme!!! Nous arrivons sur la place, et là, surprise!!, il n'y a rien. Seuls quelques balayeurs font consciencieusement leur travail. Un vieux monsieur sur les marches nous renseigne. "Hoje è feriado", "aujourd'hui c'est férié". Donc il n'y a pas de marché. Nous retournons au bateau, non sans avoir fait le tour de la ville. Sur un muret, quelques rapaces étendent leurs ailes au pour les faire sécher.
Le lendemain, nous entreprenons la remontée du "Rio Paraguaçu" jusqu'à "Cachoeira", dernier petit village accessible en bateau. Nous partons à marée descendante. Inutile de mettre les voiles, le vent est absent et le courant contraire. Nous tranquillement. Une "Lancha" se trouve au milieu du "Rio". Nous prenons sur la droite pour l'éviter. Mal nous en a pris. Gwenalys est ensablé. Impossible de le sortir. Les pêcheurs nous font signe d'aller plus sur babord. C'est trop tard. On est ici, on y reste. Vu que c'est marée descendante, on est là pour un bon moment. Claude s'installe devant l'ordinateur. Martine approfondit son bronzage, en lisant dans le cockpit. Tout d'un coup, l'horizon penche. Gwenalys n'a pas apprécié qu'on oublie de lui mettre les béquilles. Un safran s'est enfoncé dans un trou d'eau. Pour éviter de pencher plus, nous allons les installer, toutes les deux du même côté. Et c'est l' . Quelques hommes profitent de la marée basse pour charger du sable dans la "Lancha". Ce qui explique son mouillage au milieu du "Rio".
Lorsque la marée commence à remonter, un dériveur "laser", avec trois jeunes dedans, s'approche du bateau. Comme nous, ils attendent qu'il reprenne sa position normale. Puis, ils nous demandent de pouvoir monter sur Gwenalys. Bien sûr. Là! ils sont ébahis. Un voilier, qui sert de maison, ils n'en connaissent pas. Pas plus que les jumelles, qui seront pendant un long moment, leur sujet d'attraction. Après avoir bavardé, tant bien que mal, pendant une bonne heure, ils repartent. Une heure après c'est notre tour. Comme la nuit ne va pas tarder, nous jettons l'ancre devant le " village". Nous profitons ainsi de l'ambiance café-football de la soirée.
10h, le lendemain, nous reprenons notre , tout en surveillant les bancs de sable. Une "voile carrée" vient à notre rencontre. Par manque de vent deux hommes, un de chaque côté du bateau, la font avancer avec de longues perches.
Nous apercevons un pont au loin. Eh oui! nous sommes arrivés. Deux sont déjà à l'ancre. Nous nous installons devant eux. Un pêcheur vient nous signaler que la place n'est pas bonne. Qu'il y a beaucoup de mouvement de sable. Nous repartons et jetons l'ancre devant un restaurant, dont la terrasse, sur piloti, est au-dessus de la rivière.
"Cachoeira", une jolie petite ville, fondée en 1694. Malgré les assauts de l'inluence néoclassique, subit à l'architecture, il reste cependant, un charme très particulier aux belles constructions anciennes. "Cachoeira" fait parti des circuits touristiques de la région. Comme toujours nous avons le vieux centre, avec ses belles . Puis sur les hauteurs, les maisons de bric et de des gens peu fortunés. Ici nos jambes ont beaucoup voyagé, grimpé, sué. Puis nous traverserons la rivière, en empruntant un vieux pont, pour visiter "São Felix".
Il faut quand même que je vous parle de ce . Vieux pont en ferraille, édifié suite à une loi impériale de l'"Emperador D. Pedro I". La circulation est en sens unique. C'est une qui ferme une grille pour permettre aux véhicules, venant d'en face, de passer. Il est aussi utiliser par le train. Petit de marchandise, qui continue sa route parmi les et les vélos. Les rails étant au milieu de la chaussée.
Il y a une célèbre fabrique de cigares : "Sté Dannemann". On peut la visiter et acheter des cigares à la sortie. C'est dans le dernier atelier qu'est mis l'ultime touche: la dernière feuille qui enveloppera le cigare. Attention ! pas n'importe laquelle. Il y a beaucoup de déchets. Il faut qu'elle soit fine et belle.
Il y a aussi un musée. Par deux fois, nous avons fait des phénoménales, pour rien. Pas l'ombre du musée. Nous avons abandonné. Tous les deux jours, la fanfare de "São Felix" vient égayer nos soirées, en jouant le même air, le long du fleuve.



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