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Nos trois derniers mois au Brésil (suite) : Une semaine est passée. Nous repartons pour "Santiago". Il faut d'abord redescendre le "Rio". En toute confiance nous reprenons le chemin parcouru à l'aller. Eh bien non ! çà ne marche pas. On s'ensable. Sur le bord, les gens nous font des signes. Nous avons du mal à les interpréter. Déjà trois essais infructueux. Deux pêcheurs viennent à notre secours. En fait, il faut passer à gauche de la bouée. Après c'est facile. Il faut continuer sur ce côté. On verra bien. Tout se passe bien pendant une demie heure et hop! le sable est de nouveau là. Babord, tribord, rien n'y fait, Gwenalys ne passe pas. On ne va pas s'énerver pour si peu et attendre gentiment que le niveau de l'eau monte un peu. 20 cm nous suffisent. Notre arrêt forcé fait la joie des enfants agglutinés sur la rive. Et c'est reparti, toujours à petite vitesse. On est passé Ouf! Il faut faire un large détour et longer la rive babord du "Rio". Comme on ignore où se trouve le village, nous avançons lentement parmi les méandres. Un clocher au-dessus des arbres. C'est bon signe. Le tout petit
apparaît. Il y a trois bateaux au mouillage. Nos amis Anton et Michou, sur "Groyabada" en font parti. Nous arrivons, ils partent. C'est vendredi et cette fois ils aimeraient bien aller au marché de "Maragojipé", manqué la dernière fois."Santiago", une place, une rue principale, deux rues parallèles, dont une ensablée et voilà. On en a fait le tour. C'est sur la place qu'habitent
et
. Un couple de français, arrivés ici il y a 18 ans en bateau. Ils se sont installés définitivement au Brésil. En été ils retournent, vendre des beignets, en France. Ici, ils tiennent une "pousada", ouverte pendant quelques mois. C'est chez eux que nous mangerons, pour une dizaine de "Reais"Nous y sommes allés le samedi soir. Après manger, une balade au village à la recherche des joueurs de "samba". Hélas, ce soir ils ne jouent pas. Au bar, nous faisons connaissance d'Emmanuel dit "Cebola" et de Domingo, dit "Domingo Preto". Deux figures emblématiques de "Santiago". Le premier est musicien à ses heures de loisir. Le second chante "a capella". Nous ne nous attarderons pas ici. Il nous faut rejoindre "Salvador da Bahia" pour notre prolongation de séjour, non sans avoir fait nos adieux à nos amis. 17h, le soir s'installe. La descente n'est pas agréable. Pluie et vent, dans le nez, ont pris la place du soleil. Ce dernier reviendra juste avant de partir derrière l'horizon. Une petite plage, avant la sortie du "Rio", nous y jetons l'ancre. 17h20, le concert commence. Quels sont ces insectes qui s'activent à nous faire cette superbe
? 17h30, c'est fini. Le soleil se couche, le vent s'arrête, le concert aussi. Tout est calme. Après une bonne nuit, nous relevons l'ancre. Le vent est favorable. Le trajet se fera en à peine 5h.10h45, nous sommes au ponton. Une douche et nous partons faire les papiers. Nous avons bien choisi notre moment. Demain c'est le premier mai et aujourd'hui tout est fermé. Même la "policia federal". Les gradins envahissent les trottoirs. Il vaut mieux rester au bateau. Les papiers sont en règle. Le plein du bateau est fait. Nous filons sur "Itaparica", faire un bon nettoyage à Gwenalys, avant de redescendre sur "Paraty". Nous ne serons pas les seuls sur le banc de sable. "
" est à côté. Après le travail, un petit pastis nous attend sur leur bateau. Puis nous
sur Gwenalys, attendre que la marée monte. Nous nous remettons au mouillage, juste pour la nuit. Demain nous partons.Un premier arrêt dans la "Baia de Camamu". A droite les rochers, à gauche les bancs de sable. Ce n'est pas le moment de rêvasser. "
", c'est là aussi un tout petit village. Inutile de vouloir y acheter des fruits. Nous y ferons de bonne promenades, entre deux coups de vent. Celui-ci soufflera très fort pendant trois jours. lorsqu'il se calme, nous
le 'Rio Camamu" jusqu'à "
"C'est un peu plus grand que "Campinho". Il y a beaucoup d'ambiance, mais il y a aussi une "Fruteria" et quelques "Mercados". Pendant trois jours, nos
vont beaucoup se dégourdir. Puis c'est à nouveau le départ. Nous faisons halte à "Campinho", et reprenons la mer le lendemain. Cette fois, aucune interruption avant d'arriver à "Rio de Janeiro".Premier jour de nav., premier poisson. A "Banco Royal Charlotte", les pêcheurs se sont donnés rendez-vous cette nuit. Babord, tribord, c'est une vraie haie d'honneur lumineuse sur notre passage. Il faut se méfier des filets, nombreux dans le coin. Heureusement ces derniers sont signalés par des bouées clignotantes. Nous arrivons à "Los Abrolhos". Le vent nous a laissé. Un courant de 1,5 nœuds nous emmène dans le chenal. Avant d'aller faire la sieste, Martine a mis une ligne. Au retour de la sieste, la ligne a un aspect étrange. Elle passe sous le bateau et est bloquée. Claude plonge et y découvre un beau poisson. Seulement ce dernier, certainement en colère, n'a rien trouvé de mieux que d'aller tourner autour de la dérive. Tout revient en ordre. La ligne est libérée et le poisson n'est pas content. Enfin le vent revient. Il nous pousse vers le large. Nous longeons les plate-formes pétrolières. Nous ne les avons pas comptabilisées, mais leur nombre est impressionnant. "Cabo Frio", reste fidèle à son climat : le froid s'installe. Encore quelques miles et nous sommes à "Rio de Janeiro". Du vent, pas de vent, du vent, Martine remet une ligne de traîne. Celle qui a plein d'hameçons. Midi, toujours rien. Les sandwiches se préparent. Je vois Claude se diriger vers l'arrière du bateau. La ligne a l'air tendu. Deux d'un coup. Nous rejetons la ligne trois fois de suite. A chaque fois nous faisons mouche. Il y aura du poisson pour ce midi et pour ce soir. Le vent est absent depuis beaucoup trop longtemps. A l'approche de la nuit, nous ramassons les voiles. A peine avons-nous fini avec la G.V., que celui-ci arrive en force. Trop fort et dans le nez. Moteur a fond, Gwenalys a du mal à grapiller les quelques miles qui nous restent. C'est à 3 heures du matin que nous jetons l'ancre, au large du "Iate Clube". Trempés et frigorifiés, nous prenons un bon chocolat chaud avant de nous glisser au lit. Le lendemain, nous nous mettons au corps-mort, au Accueil |
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