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Jean-Claude et Marleen (suite): De l'avis général, nous partons dès le matin pour la "
d'Abraão". Magnifique endroit. Ici, nous n'hésitons pas à aller dans l'
Le lendemain, après-midi, nous levons l'ancre, après un dernier bain. Destination : "Rio de Janeiro". C'est au moteur que nous sortons de la baie jusqu'à ce qu'un vent favorable nous permette de hisser les voiles. Pas pour longtemps, lorsque le soleil se couche, le vent en fait autant. 23h, c'est la fin de mon quart. La lune se lève en même temps qu'émerge la tête de Claude. Elle est toute orange à l'horizon. La lune bien sûr, pas la tête à Claude. Nous avançons lentement. Ce midi, notre patience a enfin été récompensée. Des dizaines de baleines passent au large. Certaines viennent se faire admirer en s'approchant du bateau. Pour la nuit, nous mouillons à "Itaipu". Au matin les tortues feront timidement une apparition, en restant à bonne distance du bateau. "
" est un véritable marché ambulant, installé au cœur de la grande ville. Deux jours à Rio, nos jambes s'en souviendront longtemps.Comme nous sommes descendus presque directement de "Salvador da Bahia", nous espérons faire du cabotage en remontant. Première étape : "Buzios". Dur, dur d'y arriver. Peu de vent, toujours dans le nez. Au lieu des 80M escomptés, nous en ferons le double. Nous jettons l'ancre a "Praia Azedinha". A marée haute, il ne reste plus grand chose de la plage. Baigneurs, chaises, tables ont les pieds dans l'eau. Vers 18h, les touristes partent, les restaurations rapides, les bars, les parasols se ferment. La musique s'arrête. Les lumières s'allument une à une sur la montagne. Encore quelques minutes et ce sont tous les versants qui scintillent. "Buzios", petit "St-Tropez Brésilien". Devenu célèbre après le passage de Brigitte Bardot, dont les photos inondent les vitrines des photographes, ainsi que quelques murs de maisons. Ici, pas de grands immeubles. Hôtels et "pousadas" sont parfaitement intégrés au
. Le centre ville est très vivant. Nos yeux ne savent plus où se poser : arbres fleuris; rues pavées,
rivalisants par leur originalité. Le regard s'attarde puis retrouve un autre pôle d'intérêt. Comme cette cabine téléphonique sur la plage. Au brésil, ces dernières ont la forme d'une
, mais elles s'adaptent en lieu et place.Notre prochain arrêt est "Vitòria". Etape obligatoire pour refaire le plein du bateau. Nous vivons notre premier orage à la tombée de la nuit. Il est sur la côte, mais nous apporte un petit vent salutaire. Cette nuit, ce dernier fait des caprices. Babord, tribord, j'y suis, je repars. Pas facile de tenir les quarts. A l'heure du petit déjeuner, des bancs de maquereaux viennent faire frissonner la surface de l'eau. Vite les lignes sont mises. Nous pêchons notre comptant pour ce midi. Jusqu'à "Vitòria", chaque nuit nous apporte un nouvel orage et un nouvel essor pour le bateau. Le dernier orage reste spectaculaire. De tous côtés, l'horizon est noir. Les zébrures se succèdent à cadence accélérée, rouges, jaunes, orangées. Puis soudain c'est l'éclair, le vrai. Celui qui fait devenir le ciel tout blanc. Nous laissant entrevoir l'immensité de la mer, la côte et faisant disparaître les lumières des bateaux alentours. Ce matin, nous nous réveillons dans une "purée de poix". On n'y voit pas à 2 Miles. La mer est un vrai lac. Nous en profitons pour baisser les voiles et faire une petite séance baignade. De retour sur le bateau, un requin vient touner autour du bateau, un petit bien sûr. Les gros nous n'avons pas osé, nous les avons laissé et d'ailleurs, nous ne les avons pas vu. Après mains efforts, il finira d'abord dans le cockpit, puis dans le
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