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Jean-Claude et Marleen (suite): A 5 Miles du port, le vent nous laisse définitivement. C'est au moteur, et en pleine nuit que nous pénètrons dans la baie. Nous jettons l'ancre au hasard. Au matin, nous voyons le "Iate Clube", dans l'autre baie. Les lumières du pont nous l'avait caché. En faisant, visuellement, le tour de celle-ci, nous trouvons qu'en face c'est nettement mieux. On lève l'ancre et la relançons, face à une petite plage. Bien protégés du vent par la "Ilha do
".Le samedi soir, un petit marché artisanal envahi l'esplanade, devant le "Iate Clube". Les bonnes odeurs sont fort alléchantes. Mais nous rentrons sagement au bateau. Dimanche, c'est l'anniversaire de Jean-Claude. Et lundi, c'est le départ. Ce sont des dizaines de cargots qui nous font une haie d'honneur pour sortir. Ils sont en attente de fret, certains depuis longtemps. D'autres arrivent au loin. Le manque de vent et le courant nous oblige, parfois, à mettre le moteur pour les éviter. Une famille de daurade à élu domicile sous le bateau. Nous les avons vu, par manque de vent, en plongée. Il y en a cinq : les parents et trois toutes petites. Nous les perdrons lorsque Claude aura pris son premier filet et bloqué le bateau pendant de longues minutes. Notre prochaine étape est "Porto Seguro". Pour y entrer, il faut être très attentif. A babord, ce sont les cailloux, à tribord les bancs de sable. Il y a bien un tracé sur la carte, mais uniquement sur la carte. Sur place, aucune signalisation. Sur un ancien ponton, les gens du pays nous indiquent le chemin, par geste. Nous posons l'ancre au premier mouillage, à droite du ponton des ferrys. Heureusement que notre bateau peut se poser. Lorsque nous sommes revenus de notre petite virée en ville, le bateau reposait sur safrans et quille, l'eau à 20 cm de la jupe. Elle descendra jusqu'à 60 cm. "Porto Seguro", charmante petite 5h, le lendemain, l'ancre est levée. Un premier avril, quelle idée. Le bateau ne dépassera pas la petite plage devant l'hôtel. Gwenalys s'échoue lamentablement sur le banc de sable. Quelques pêcheurs et un grand bateau promenade, essaieront de l'y déloger. Ce dernier refuse de partir. Nous saurons plus tard pourquoi. Pour l'heure nous installons les béquilles. Les homme profitent de la marée basse pour caréner le
. 12h30, le bateau flotte. Les hommes relèvent l'ancre. Martine, à la barre, embraye la marche avant. Il faut éviter deux bateaux, venus se mettre à autour de nous. Tous nos efforts sont vains. Et enfin nous comprenons. Le moteur est bloqué en marche arrière. C'est avec le génois que nous sortirons d'ici, pour nous retrouver sur le banc de sable en face. En marche arrière, nous nous dégagerons et irons jeter l'ancre vers les "Lanchas". Claude a trouvé la cause de notre problème. La tige est cassée. C'est à la main que nous ferons les manipulations de marche avant-arrière. Claude donne les ordres, Marleen les passe à Jean-Claude, resté à l'intérieur du bateau. Martine à la barre, joue avec la manette. 16h30, nous sommes hors de la passe. Nous devrons nous arrêter à "Ilheus" pour réparer.Le lendemain, c'est jour de chance pour la pêche. Première daurade à 5h30 du matin. Puis le temps se gâte. Le ciel devient menaçant. Le vent tourne. Je me bats avec le génois qui a toujours du mal à passer le bas-étai. Puis je troque mon sweet contre un imper. Au moment oò Claude sort la tête du carré, une pluie diluvienne s'abat sur le bateau et sur moi par la même occasion. Claude redescend au chaud et ferme le capot. Me voilà seule dans le cockpit, trempée comme une souche. Après une bonne heure de cette douche gratuite, le soleil revient. C'est cet instant que choisissent deux beaux thons pour s'accrocher à nos lignes. Martine va faire des conserves aujourd'hui. 17h30, le bateau est à l'ancre, devant un superbe
, fermé, et une usine de cacao.Mercredi 4 avril, Marleen et moi partons au cyber et faire quelques courses, pendant que les hommes s'affairent autour du moteur. L'après-midi, nous visiterons les
. En fin de journée, une "sorveteria" attire nos papilles. Ici on se sert tout seul. Il suffit de prendre une coupe, d'y mettre autant de parfums que l'on désire. De préférence, choisir ceux que l'on ne connait pas. D'y ajouter quelques petites gâteries : chocolat, bonbons, pralinée, etc... Et on fait peser le tout. C'est super et c'est pas cher.Ce soir, ce sera soirée galettes en l'honneur de Laurence. 35 ans cette année. Bon Anniversaire ma grande. Accueil |
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