Benidorm

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Mardi 11 janvier, nous sommes à Port Leucate. Notre objectif : Faire la révision du moteur, installer le radar, remâter le bateau, faire le plein de celui-ci (carburant et provisions), et ensuite partir vers les Canaries.
Vendredi soir, le bateau a retrouvé son mât. Petit problème, l'enrouleur de génois est trop long (nous n'avons pourtant pas tiré dessus pendant notre traversée du canal). Il faudra attendre lundi pour le faire raccourcir. Lundi soir l'enrouleur est remis, le genneker et le génois sont à leur poste, la grand voile attendra demain. Un petit coup d'oeil à la météo, celle-ci n'est pas très optimiste, un sérieux coup de vent est annoncé.
Mardi midi, le vent est bien là et il forci rapidement. Nous sommes dans une position très inconfortable, amarrés le long du ponton, si bien que chaque rafale nous plaque contre lui et le bateau fait la gîte continuellement. Pour prendre notre mal en patience, nous aménageons l'intérieur : la cabine avant a enfin son vaigrage, le plancher est terminé, les toilettes sont mis en route, la cabine moteur est entièrement fermée, les batteries sont dans un coffre, des parements sont venus agrémentés la cuisine et la cabine arrière. Bon, nous avons bien avancé de ce côté là. Ici on dit : la tramontane c'est 3, 6, 9. Les 9 sont passés et le vent souffle toujours autant. une petite accalmie le dimanche après-midi nous permet d'aller nous promener sur la . Enfin après deux semaines de tramontane et une de marinade, une fenêtre météo s'ouvre à nous, il ne faut pas s'éterniser, le temps change très vite.
Jeudi 10, 7h50, le moteur est mis en route. 8H15, nous quittons le , nous ne sommes pas les seuls, cinq bateaux espagnols profitent eux-aussi de l'opportunité. Un vent modéré nous mène jusqu'au cap Creus. Nous allons à trois noeuds mais enfin on avance. Cap Creus, un vent du sud nous accueille. Claude râle, il y de quoi, nous nous retrouvons avec le vent dans le nez et en plus il est de plus en plus absent. 18H30, la pénombre s'installe, doucement la nuit vient à nous avec son lot d'étoiles et une lune qui nous quittera assez vite, absorbée par les montagnes. 23H, Martine va se coucher. Après avoir fait le point, donné la route à suivre au barreur et je me glisse dans un lit plutôt frais. Le bruit du moteur n'est pas une berceuse très efficace et c'est avec beaucoup de difficulté que j'arrive à m'endormir. 2H, c'est à mon tour d'assurer le quart, après avoir avalé un thé bien chaud, je remplace Claude, tout content de trouver un lit bien chaud.
Nous assurerons ainsi des quarts de deux heures. 6H, je relève Claude, dans une heure il fera jour. Le soleil apparait à l'horizon, tout rouge, palissant au fur et à mesure qu'il monte dans le ciel, au passage il en profite pour réveiller les sommets enneigés qui se trouvent en face de lui.
11H, le vent est toujours absent, Claude a voulu faire du près et nous a emmené vers le large. Hop on va au port, inutile de rester ainsi à se morphondre sur l'eau, mais Ginesta est loin. 19H, la nuit arrive, nous avons passé Barcelona, l'aéroport s'allume. Toutes ces lumières au bord de l'eau nous gènent pour situer le port, il faut se rapprocher de la côte. Ici, au bout de l'aéroport, un feu vert et aussi un rouge, on y est. Il est 21H et nous allons faire notre première expérience d'amarrage méditerranéen : soit par l'avant, soit par l'arrière, Claude choisi l'avant. Vite il faut installer un pare-battage devant l'ancre pour l'empêcher de taper le quai, attraper les pendilles (c'est sale) pour amarrer l'arrière. Ouf c'est fini, on mange et dodo.
Au réveil une bonne surprise, le thermomètre annonce 17°, c'est bon signe. Nous reprenons la mer, un petit vent nous permet de tirer un bord au large avant de prendre notre cap. C'est le week-end, les voiles fleurissent sur la mer. Une course en optimist est organisée. Pendant que les bouées sont mises dans l'eau, nous devinons l'impatience des jeunes équipages qui font des ronds dans l'eau en attendant le départ.
Le soleil, le vent, la mer calme, tout va bien, nous en profitons pour faire une super expérience. Nous allons au près et une fois les voiles réglées "aux petits oignons", le bateau file tout seul, le rôle du barreur se réduisant à surveiller la et comme celà fatigue, une petite s'impose.



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