Benidorm

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Loch au départ : 1621 miles.

Jeudi 10 mars, la météo est favorable, le plein du bateau est fait, on part. La marée haute est à 15h35. 14H30, nous sortons du avec 1H d'avance, nous aurons un peu de courant contraire, mais nous comptons sur le vent pour nous faire avancer.
La moitié du chemin est faite entre "El Bajo las Bajas" et "Tarifa". Nouvelle expérience : nous avons croisé les voiles et tangonné le génois, résultat : plus de vitesse, meilleure tenue du bateau par vent arrière et surtout un génois qui ne claque plus.
La renverse est enfin là, nous avançons bien, le vent forci (la pluie aussi), il vient par le travers, il faut détangonner le génois. Comme d'habitude nous nous y prenons trop tard, c'est un vrai méli-mélo. Le génois s'est mis autour de l'enrouleur avec les écoutes, le vent forci toujours, il faudra bien une bonne 1/2 heure à Claude pour déméler tout çà (moteur mis et nez au vent), en recevant une bonne douche en prime.
21H30, le courant est avec nous, vitesse en haut : 7,2 noeuds; vitesse au GPS : 9,3 noeuds, c'est génial !
22H30, nous avons passé Tarifa de 12M environ, le vent nous fait trop remonter vers le Portugal, nous prenons l'initiative de traverser le détroit. La G.V. est à trois ris et le génois réduit, notre vitesse est entre 7 et 8 noeuds. Pendant que l'un tient la barre, l'autre surveille les environs, il fait nuit noire et les cargos arrivent vite sur nous.
0H30, nous sommes pratiquement de l'autre côté, quand pour des raisons inconnues de nous, un cargo (que nous avions largement laissé derrière nous), change de cap et vient littéralement se jeter sur nous. En vitesse nous mettons le moteur et faisons demi-tour. Une fois sa très mauvaise blague terminée se dernier reprend sa route, en faisant un détour pour se remettre dans le rail. Et on appelle celà des marins !!!
Nous reprenons notre cap, la pluie a enfin cessé et les étoiles apparaissent une par une, à 1H, nous serons définitivement et largement sorti du détroit. Le jour arrive, le ciel est couvert, nous sommes un peu fatigués mais une bonne sieste cet après-midi remettra les marins d'applomb.
Cette nuit le ciel et la mer se confondent, tout est noir, ni lune ni étoiles pour nous accompagner. La mer étincelle comme si des millier de lucioles venaient mourir à sa surface. Au lever du jour c'est le gris qui sera la couleur dominante. Le réveil de Claude est très difficile ce matin, celà fait bien 20mn que son réveil sonne et resonne en augmentant d'intensité, aucune réaction. En fin de compte c'est moi qui descendrai l'éteindre en prenant bien soin de ne pas faire de bruit.
Une sterne est venue nous rendre visite, elle s'est installée sous la capote, à l'abri du vent, elle repart, revient, tourne autour du bateau, par deux fois elle est rentrée dedans, à la surprise de Claude (qui a réussi à se réveiller, quand même !) et pendant 1H, nous suivrons ainsi son manège avant qu'elle ne reparte définitivement.
L'orage gronde au loin, nous surveillons attentivement l'horizon, ouf il passe au large. Absence totale de vent, pliées et enroulées, Martine fait bronzette sur le pont, Claude dans le cockpit, tout en surveillant la mer, on ne sait jamais, la risée peut arriver très vite et les aussi d'ailleurs, ils sont encore nombreux. La bronzette ayant donné chaud, un petit bain est le bienvenu (uniquement Martine), température de l'eau : 19,5°, c'est bien. La nuit arrive, le temps n'a pas changé, les quarts vont se passer la main sur la manette du moteur, prêts à dégager si un cargo approche de trop près. L'Atlantique est réputée pour sa longue houle qui vient du large, nous en apprécierons le bercement continu toute la nuit.
Nous sommes le 15, c'est notre cinquième jour de mer. La navigation se passe entre un peu de vent et pas de vent du tout. Une et quelques dauphins sont venus voir ce drôle de poisson qui n'avance pas d'un mètre.
Encore une nuit qui nous rejoint, cette fois nous ne sommes pas seuls, nous apercevons plein de lumières au ras de l'eau. L'explication nous viendra avec le jour lorsque quelques pêcheurs viendront nous voir, lampareau allumé au bout d'un baton et brasero rougeoyant au centre du bateau. Ces derniers veulent nous donner du poisson contre des cigarettes, comme nous ne fumons pas, ils n'ont pas de cigarettes et nous pas de poisson.



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