Ici, l'histoire et la nature se rejoignent dans une ètreinte parfaite. Nous invitant à profiter d'un séjour ou la paix et la tranquillité
seront les protagonistes absolus.
Face à la rivière, dans les rues, à chaque recoin, "Villa Soriano" a su préserver la magie et le mystère qui ont écrit sa propre histoire.
Mais laissons notre amie Sophie parler de ce petit coin de paradis qu'elle affectionne particulièrement :
"Fondé en 1624 par le frère Bernardino de Guzmance, Villa Soriano a été le premier centre habité de la bande orientale
uruguayenne. C’est là où naquit la nation. Le chant national y retentit pour la première fois en même temps que fut brandit le
drapeau du pays.
Construit d'abord à l'embouchure du Rio Uruguay et du Rio Negre, Santo Domingo de Villa Soriano se déplaça peu à peu vers
son emplacement actuel, soit à une dizaine de Kilomètres plus haut sur le Rio Negre.
Le premier troupeau de bétail fut introduit sur l’île de Vizcaino, juste en face du pueblo sur le fleuve, en 1611.
A cette époque le port fonctionnait aussi bien avec les cargos qu’avec les bateaux de passagers..
En 1636 une insurrection frappa le village.
Des indiens capturés dans la région de Buenos Aires avaient été déplacés à
Villa Soriano. Ils se révoltèrent, pillèrent tout sur leur passage, et réussirent à décimer la garnison locale espagnole.
L'Eglise a servi de refuge. Des souterrains permettaient de s'évader vers le fleuve. Beaucoup d'espagnols ont été enterrés à
l'emplacement de ce qui est la place actuelle du village.
En 1802, le roi Carlos d'Espagne disait que les eaux du Rio Negre étaient curatives, du coup on venait de partout pour s’y
baigner. Les gens logeaient à l'hôtel Olivera, qui est aujourd'hui l'édifice colonial, face au quai.
A cette époque la préfecture et
la douane étaient déjà en fonction. Aujourd’hui l'intendance à permis de restaurer l'édifice dans sa construction initiale qui
rappelle la première station fluviale du pays.
Le centre du village est habité. Il est déclaré patrimoine historique.
Jusqu'au 1857 Villa Soriano a été la capitale du département de Soriano. Il y avait 3 600 habitants.
Aujourd’hui il n’y en n’a plus que 1 000.
En 1992, le musée régional de Santo Domingo fut inauguré par Antonio Marie Marfetan.
L'histoire de Villa Soriano y est
présentée au travers de peintures, de photos, de lettres, de livres, de bibelots et ustensiles d'époque, on y relate la vie des familles
Artigas et de son célèbre général, d'Antonio Marfetan et de ses descendants, mais on y trouve aussi des boulets de canon,
des pointes de flèches d'indiens... On peut dire que ce petit musée est riche en souvenirs.
A noter qu'un nouveau ponton vient d'être inauguré en novembre 2014.
Bateaux et voiliers peuvent s'y amarrer sous le regard
de la préfecture. Les barques multicolores des pêcheurs nous rappellent que le fleuve est poissonneux. Attention toutefois aux
coups de vents aussi imprévus que violents !
Le soir on peut y admirer les plus beaux couchers de soleil du monde en sirotant son "mate".
Chaque année, ce sont de plus en plus de touristes qui viennent le visiter. Ils arrivent par la terre ou par le fleuve.
Il n'y a plus
d'hôtel sur place, mais de nombreuses locations sont proposées chez l'habitant, comme ces quelques petites maisons les pieds
dans l'eau près du ponton au bord du fleuve, d'autres à l'intérieur du village, sans oublier la "maison de la française" comme on
l'appelle ici, dont la propriétaire corse a débarqué toute seule sur son petit voilier en 2007. Elle est tombée éperdument amoureuse
de ce pueblo et propose aujourd'hui aux touristes le rez-de-chaussée de son chalet tout confort au coeur d'un grand jardin,
à quelques brasses du Rio Negre, en racontant les anecdoctes sur sa vie de navigatrice solitaire et de son merveilleux village
d'adoption.
Sa maison, édifiée il y a de nombreuses décennies, a toute une histoire puisqu'elle a été construite par le Colonel Marfetan,
dont la famille a fondé le musée du village.
Mais finalement, c'est tout le village de Santo Domingo de Villa Soriano qui est à lui seul toute une histoire !
Pas étonnant qu'on s'y presse de plus en plus pour venir toucher ce petit coin de terre arraché au paradis".
Je vous avait bien dit qu'elle avait pris ce petit village en affection.
C'est notre première étape sur le Rio Negro. Comme nous ne connaissons pas la ville nous demandons souvent notre chemin.
Que ce soit à Villa Soiano, Dolores ou Mercedes, on va vous répondre :
- Après le premier, le deuxième, le troisième, voire plus,
"quadra".
Ce qui nous a beaucoup étonné jusqu'à ce que l'on découvre le plan de la ville. Là tout s'

.
Ce village n'est pas seulement curieux par son implantation, mais en s'y promenant nous constatons qu'à part deux ou trois rues
goudronnées, les autres sont des chemins de terre. Nous les avons parcourus de long en large.
Les habitants aiment peindre les murs de leurs maisons. Chez nous aussi, me direz-vous. Mais surement pas comme

.
Et ce n'est pas tout. Maintenant passons à un autre genre de

.
N'allons pas pour autant oublier les monuments et autres curiosités qui font que "Villa Soriano" ne serait pas
"Villa Soriano" sans

.
Et si nous allions visiter le plan d'eau et admirer notre Gwenalys qui se balance au bout de sa

.
Continuons notre remontée sur le Rio Negro. Bien entendu avec nos deux cartes : ordi et satellite. Le temps est froid, venteux
humide. La nav. n'a rien d'agréable. En fin d'après-midi, nous avons parcouru plus de la moitié du chemin et la pluie vient nous
tenir compagnie. Trop c'est trop. Nous avons froid alors on arrête et on pioche l'ancre quelque part, par 5 m de fond, sur le Rio.
Nous avons bien fait. La pluie et le vent s'accordent maintenant pour nous donner un temps absolument affreux.
On est mieux dans le bateau à siroter un bon chocolat chaud et écouter les éléments se déchaîner dehors. Nous avons mouillé
devant la "Isla Barricutos". Le lendemain le temps est encore gris. Nous avons juste le temps de prendre quelques photos avant de
nous enfermer de nouveau tant le vent est fort et la rivière
Pourquoi Martine a t'elle levé la tête et regardé par le hublot tandis que Claude fait sa vaisselle ? Mystère !!!
Mais le fait est que la bouée verte n'est plus au même endroit. Nous l'avons laissée sur babord et la voici sur tribord. Ne perdons pas
de temps et sortons le bout de notre nez. Eh oui !!! Le vent fort dans un sens et le courant très fort dans le contraire ont eu raison de
l'ancre et voici notre Gwenalys au milieu du chenal par 12 m de fond. Et que font Claude et Martine transis de froid ?
Ils remontent l'ancre au bout de ses 50 m de chaîne et une fois que cette dure épreuve est terminée, ils cherchent un endroit plus
propice pour la rejeter. Finalement de l'autre côté de l'île c'est parfait. On ne sent plus le vent. On ne sent plus le courant et
il y a 3 m d'eau pour ancrer. Que demander mieux ? Ici on est très bien mais on prendra les photos demain car aujourd'hui c'est
toujours froid et humide. Le lendemain quel changement. Le ciel est bleu. La rivière est
Mercedes fut fondée en 1788 par le prêtre Antonio de Castro y Careaga sous le nom de
Capilla Nueva de las Mercedes".
Suite aux évênements de 1811 la ville a adopté la devise "
Ici est née la Patrie" (Aqui nació la Patria). En 1857, Mercedes remplace
la "Villa Soriano" comme capitale départementale.
Voilà, nous y sommes arrivés. Que d'eau, que d'eau autour de nous. Nous jetons l'ancre un peu au petit bonheur la chance,
près d'un ponton en béton et nous attendrons l'après-midi pour sortir faire nos papiers.
On ne voit plus rien. Gwenalys est dans le brouillard. On voit le ciel mais on ne voit pas la rive. Attendons que ce dernier se
En revenant d'un petit tour en ville, nous avons constaté que l'eau est nettement descendue. Et horreur !!! Le ponton en béton est
plus grand que l'on pouvait imaginer. Gwenalys a la jupe beaucoup trop près de lui.
Il y a une petite marina, plus loin, sans hésiter nous levons l'ancre et allons nous y amarrer. Non sans mal car le courant, très fort,
chasse l'arrière du bateau et voici ce dernier parfaitement de travers. On envoie des bouts sur le quai pour le redresser et voilà,
nous sommes dans le même sens que les autres. Claude installe un système de va et vient pour que l'on puisse aller jusqu'à l'échelle
du quai. La vie est belle. La vue
Il fait tyrès beau ce dimanche. Nous enfilons nos polaires et sortons faire un tour. Que de monde dans les rues. Voitures, motos,
piétons ont envahi l'espace. C'est jour d'élection en Uruguay, c'est aussi jour de farniente, de détente pour petits et

.
Au centre de cette grande avenue nous pouvons nous reposer dans les différents parcs. Il y en a trois assez

.
Entre chaque parc nous pouvons admirer différentes

. Profitons de ce soleil pour aller faire un tour en

.
Pendant notre court séjour se déroulait la finale nationale de rallye automobile. Martine, lors d'un tour en kayak, n'a pu résister
à prendre quelques photos. Cela n'a pas toujours été

.
Et si avant de partir de Mercedes nous allions visiter la petite île, juste derrière

.
C'est le départ, un peu plus tard que prévu car le brouillard a envahi l'espace. Mais ne traînons pas sous peine de pénalité.
Nous retournons à "Villa Soriano". Un petit diaporama du magnifique paysage, entre soleil et brume, qui nous

.
Chez Sophie nous avons fait pas mal de fêtes: fête des retrouvailles avec ses amis Ken et "

"
et la plus imporante : l'anniversaire de Sophie qui correspondait avec celui de Willy. La caïpi coule à flot.
L'ambiance est chaude et conviviale. Les amis ont répondu

.
Toutes les bonnes choses ont une fin. Il est temps pour nous de continuer notre route et aller voir ce qui se passe du côté de
l'Argentine. Nous prévoyons de faire une petite halte à Colonia, retrouver Nicole.
Nous allons pour faire la route contraire nous servir des traces que nous avions marquées en montant. Seulement maintenant nous
pouvons aller en ligne droite, évitant les zigzags d'une bouée à l'autre.
Fondée en 1680 par les portugais sous le nom de "Colönia do Santissimo Sacramento", elle fut prise par les espagnols qui se
trouvaient à "Buenos Aires" sur l'autre rive du "Rio de la Plata" (le fleuve d'argent). Elle repasse dans les mains portugaises, puis
brésiliennes. Lorsque l'Uruguay acquis on indépendance elle devint la capitale du département Colonia.
Son architecture est variée. Une différence, très nette, est visible entre les quartiers historiques portugais, dont les rues sont
désorganisées et les quartiers construits par les architectes espagnols, dont les rues sont toutes orthogonales.
Son paysage urbain préservé, mélange de solennité et d'intimité, est un exemple de la fusion réussie des styles portugais, espagnols
et postcolonial.
La partie historique de la ville figure dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1995.
Pas génial le mouillage. Nous sommes à la bouée. Nous n'avons pas le choix. Mais c'est tout simplement inconfortable avec la houle
qui rentre dans la baie. La visite de la ville compense amplement ce désagrément. En premier cherchons la capitainerie pour faire
notre entrée. Quant à la "policia federal" il va nous falloir deux jours pour la trouver, l'appareil photo en bandoulière.
Nous avons retrouvé Nicole et avec elle avons arpenté les vieilles rues de la

, autour du port.
Le lendemain nous repartons, à la recherche de la "Policia Federal". Nous allons traverser Colonia et trouver d'autres quartiers très
différents. Attendons que le soleil revienne pour sortir faire de nouvelles photos.
Ce qui nous a le plus surpris, c'est de trouver un grand nombre de voitures

.
Vous venez d'arriver et vous ne possédez pas de véhicules. Deux solutions s'offrent à vous : motos ou

.
Laissons-nous aller au gré des rues, pavées ou bitumées. Admirons les monuments, les parcs. Mettons tout cela sur

.
Il est temps pour nous de partir et traverser le Rio pour rejoindre l'Argentine. Martine a son avion à prendre pour la France.
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