A
PRÈS UN COURT SÉJOUR EN fRANCE. OU NOUS Y AVONS BIEN MANGÉ, BIEN BU,
VU TOUTE LA GRANDE FAMILLE, FAIT LA FÊTE ET J'EN PASSE...
NOUS SOMMES REVENUS EN GAMBIE.
Minuit, l'avion se pose. Cette fois nos bagages sont bien arrivés avec nous. Inutile de se poser la question :
  Allons-nous trouver un taxi ? Les chauffeurs sont tous dans la salle d'attente. Après un léger marchandage,
  on part. Il fait nuit. Lamine Lodge est endormi. Eh non! Une lumière se déplace dans la nuit et vient vers nous.
  Elle est tenue par la main de "Mumboy"..
  - "Hello Mumboy! Nous sommes ravis de te revoir. Il fait trop noir pour rejoindre le bateau.
  Il nous faut attendre le matin et une personne disponible pour nous ramener à Gwenalys".
  Notre artiste local empoigne les valises. Nous voici installés dans sa garçonnière, la-haut, tout près des
   , à boire un café.

Le jour pointe le bout de son nez. Mumboy nous ramène sur Gwenalys dans sa barque.
  Oh la!!! Ce n'est pas très stable.
  Enfin nous sommes sur Gwenalys. Celui-ci nous a attendu tranquillement au bord de la mangrove,
  retenu dans sa toile d'   .
  Et si nous commencions par une petite sieste. Les bagages peuvent bien attendre cet après-midi...

Nous préparons notre départ. Commençons par toiletter Gwenalys. On a repéré un banc de sable dur plus loin.
  Avec l'annexe nous faisons un premier tour. Nous n'avons aucune carte pour y aller et les explications
  sont un peu vagues. Il va falloir jouer serrer. Par endroit les fonds sont justes.
  Le jour J arrive. La météo est bonne. Le vent est absent. Gwenalys est libèré de ses tentacules. Seule reste l'ancre.
  avant. Nous attendons d'avoir la bonne hauteur d'eau pour partir. Nous avions compté sans la présences
  des barques qui promènent les touristes. Celles-ci, qui n'ont pas de hauteur d'eau, empruntent le chenal.
  Gwenalys a souvent chaud à la quille et nous, nous avons plus de cheveux blancs.

On est arrivé. Nous jetons l'ancre et attendons la marée basse qui va poser Gwenalys sur le sol.
  Cela se fait en douceur. Les béquilles sont installées, par sécurité. Nous descendons dans l'eau boueuse avec
  nos instruments de grattage.
  - "Eh! C'est de la vase! On a dû se tromper".
  Beurk!!! Nous avançons difficilement. Nos chaussures n'apprécient pas la situation et profitent de la moindre
  occasion pour se faire la malle. A nous de plonger la main, les retrouver, les remettre aux pieds, sachant que,
  de toute façon, elles vont recommencer leur cycle infernal.
  Eh ben!!! Gwenalys a profité de son séjour près de la mangrove pour faire provision d'huitres.
  Elles ne sont pas grosses mais costaudes. Boutou arrive. Il confirme notre impression. Nous ne sommes pas
  au bon endroit. Il faut reprendre le bolong sur la gauche et se laisser porter sur la droite. OK. Profitons de
  la marée basse pour gratter et nous changerons lorsque Gwenalys flottera de nouveau.

C'est nettement mieux. Gwenalys repose sur du vrai sable bien dur. Il parait étrange de trouver ce grand et
  unique banc de sable parmi toute cette vase.
  Opération grattage terminée. Maintenant nous devons repartir, à marée haute avant la nuit, le lendemain
  bien sûr. Quelle idée a eu Gwenalys de se déplacer pendant la nuit !!! Ce dernier a profité de notre sommeil
  pour se mettre plus sur la droite. Là ou justement on ne voulait pas être par manque de hauteur d'eau.
  La sortie promet d'être périlleuse. Les béquilles sont enlevées. Nous attendons la hauteur d'eau suffisante,
  sous la quille, pour partir. Nous avions raison de nous inquiéter. Gwenalys ne fait aucun effort et reste sur place.
  Employons les grands moyens. Claude va accrocher une ancre arrière dans les palétuviers, de l'autre côté
  du bras d'eau, puis il revient sur Gwenalys. Allez marche arrière pour Martine, tire à la corde pour Claude.
  Et on insiste. Et on insiste. Ah mais bon sang! C'est nous qui allons avoir raison. Gwenalys cesse de lutter.
  Il se rend. Peu à peu il recule. Lorsqu'il se trouve dans le bolong, Claude retourne chercher l'ancre, non sans mal,
  et on se dépêche de faire le chemin inverse. L'heure tourne et le soleil descend vite, très vite.
  Voilà! Gwenalys a retrouver sa place parmi les autres voiliers.

Les adieux sont faits. Nous laissons ici quelques amis que nous regretterons. Mais ainsi va notre chemin.
  Nous retournons à Banjul en suivant scrupuleusement notre trace fixé sur l'ordi. Le temps de faire les papiers
  de sortie, quelques courses supplémentaires car nous partons pour un long périple et nous y sommes.
  Le jour du départ a sonné

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