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OTRE NAVIGATION AU BRÉSIL TOUCHE A SA FIN.
0H40, L'ANCRE EST JETÈE DEVANT UNE IMMENSE PLAGE, LOIN DES BATEAUX DE PÊCHE.
DEMAIN NOUS Y VERRON S PLUS CLAIR. BONNE NUIT.
Au petit jour le spectacle est différent. Ce que nous avions pris pour des bateaux de pêches sont en réalit de magnifiques
  bateaux-   
  Eh oui ! Nous nous sommes trompés de plage. "Ilha do Frances" est plus loin. Nous apercevons les bateaux au mouillage.
  Donc, nous levons l'ancre et changeons d'endroit. Au loin nous apercevons la barre d'immeubles de " 
  Gwenalys est devant une belle plage de sable blanc. Si cette dernière est calme la semaine, le week-end c'est autre   .
  Nous quittons la "praia do Jurere" pour nous rapprocher de la grande ville : Florianopolis. Eh oui! Il faut faire les papiers d'entrée.
  Et ici aussi cela promet d'être fastidieux
  Gwenalys a trouvé un endroit sympa pour y jeter l'ancre par 1,30m de fond. Et nous sommes à marée haute. Autant dire qu'à marée
  basse la quille sera largement enfoncée dans la vase. Mais ici nous sommes bien devant la toute petite plage de   

J'espère que vous êtes prêts pour le parcours du combattant. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. En premier trouver un bus.
  Une chance il y a un arrêt devant la plage. Bien sûr, comme dans tous les pays rencontré, nous ne savons pas ou il va car il n'y a
  aucun panneau indicateur. Allez l'aventure c'est l'aventure. Ah en voila un ! Apparemment il va vers Florianopolis. En effet il
  nous laisse dans une station de bus et maintenant c'est parti pour une longue marche à pied à travers ruelles, immeubles et jardins
  publics. Pour être honnêtes, on ne sait pas du tout ou se trouve les différents organismes : Prefecture et capitainerie.
  Nous arrivons sur une place et oh il y a une voiture de police. Nous demandons notre chemin. Ah il faut faire demi-tour,
  nous sommes allés trop loin. Ca commence bien. On repart le long de la quatre voie cette fois. Pas question de se perdre en route.
  Un grand bátiment, des drapeaux, on y est. L'avantage c'est que les papiers sont plus vite fait que le temps mis pour arriver ici.
  Bon et maintenant la capitainerie. C'est ou ? De l'autre côté du pont !!! Génial. On ne peut y aller qu'en bus. OK. Et on le prend oû
  le bus ? A la station qui se trouve au pied du pont. Bien nous avons encore une bonne marche devant nous. Oui mais il fait faim.
  Mc Do ? Pas Mc Do ? D'accord on n'a pas l'habitude mais il n'y a rien d'autre. Alors ce sera Mc Do.
  Ca va mieux, non !!! Bon allez cette fois il faut en terminer. Grande station de bus, beaucoup de monde, c'est ici. On en prend un,
  on verra bien. Arrêt pas loin de la capitainerie. Super ! On s'en est bien sorti je trouve. Maintenant il faur refaire le trajet en sens
  inverse, sachant que l'on ignore, à ce moment là, le nom de la plage ou se trouve Gwenalys. Mais nous avons un plan dans notre
  poche. Et les gentils chauffeurs se sont tous accordé pour nous dire "Cacupe". Bon et bien on y va. Et Gwenalys, indifférent à tous
  nos problèmes administratifs, a enfoncé sa quille dans la vase et attend patiemment que la marée remonte.
  Et nous ? Nous on prend une bière bien fraîche avec beaucoup de plaisir.

On ne va pas s'éterniser ici. Nous relevons l'ancre pour une longue remontée vers "Porto Belo".
  Le vent est complètement absent et lorsqu'il arrive c'est droit devant. Aussi nous faisons une halte dans une grande baie. Le temps
  d'y faire connaissance avec un couple de français et nous repartons. Le lendemain le vent est favorable et la nav. fort agréable.
  "Porto Belo", impossible d'y jeter l'ancre. Nous nous y reprendrons à plusieurs fois. Il y a un mur de vase qui nous empêche
  d'approcher de la côte. Ce qui nous oblige à mouiller entre les bateaux de promenade, moteurs et autres au corps-   .
  En face de la côte il y une île : "Ilha de Porto Belo". Toujours la curiosité qui l'emporte alors Martine sort son kayak et va visiter
  cette dernière. En fait il n'y a rien. Un panneau indique un sentier de randonnée, mais il est privé.
  Voici quelques photos des   
  Déçue de n'avoir pu pénétrer dans l'île, Martine reprend son kayak et décide d'en faire le tour. Ici pas moyen d'accoster.
  Pourtant ce serait agréable de s'arrêter dans ses minuscules baies entourées de rochers érodés, par le ressac incessant de la mer,
  sur lesquels se promènent quelques petits   .
  Mais que se passe t'il ? Pourquoi la mer est'elle si agitée par endroit ? Et pourquoi tous ces bateaux, ces planches, ces kayak ?
  Martine se range sur le côté pour assister au passage de nombreux, très nombreux nageurs. Une course est partie de "Porto Belo"
  pour faire le tour de l'île avec retour à "Porto Belo". La suite en   .

La période du carnaval arrive. Retournons à Florianopolis. Bon pour tout vous avouer le canaval on l'a louppé cette année.
  Nous avons dépassé la date d'achat des billets pour les revues des écoles de Samba. Ce devait être fort joli. Nous avons assisté
  à la remise de la coupe aux vainqueurs. Trois écoles étaient concernées. L'ambiance é:tait grandiose. Chaque groupe avait apporté
  ses instruments de musiques, avaient endossé les polos aux couleurs de leur école. Plus on faisait de bruit, mieux c'était. Lorsque les
  résultats étaient satisfaisants, les cris de joie et la musique fusaient, faisant place aux cris de colère et aux insultes lorsque les
  notes étaient moins bonnes Et nous, perdus au milieu de tout ce vacarme, nous avons   .
  Mardi, le carnaval a lieu dans les rues, enfin principalement dans une rue. Les groupes de gens déguisés envahissent celle-ci.
  Les voitures-sonos remplissent leur rôle. Les décibels vont nous rendre sourd. L'ambiance est géniale. On danse et on boit aussi
  beaucoup. Les vendeurs de caïpirinha, boisson locale, passent et repassent avec leur plateaux.
  Entrons dans cette ambiance très   .
  Comme dans tous les carnavals il y a ceux qui, déguisés ou pas, se plantent devant l'appareil photo et la caméra.
  Rendons-leur hommage et   -les.
  Nous avons profité de cette sortie carnavalesque pour prendre quelques photos de "Florianopolis", en   .

Avant de partir du Brésil nous avons fait une halte dans la "Baia de Pinheira", au sud. Très belle baie, très accueillante,
  mais houleuse par vent du sud. Alors lorsque le vent était au Nord, nous étions de ce côté de la   .
  Et lorsque le vent venait du sud nous étions devant "praia do   .

Mais, car il y a un mais, un jour de vent du nord nous sommes partis au cyber en restant de ce côté de la baie. Mal nous en a pris.
  En revenant le vent avait forci, la baie était méconnaissable et une belle houle s'était formée. Bien entendu le moteur de l'annexe
  était en panne et resté sur le bateau. Dès le premier coup de rame, Claude a cassé la sienne. Alors là tout s'est enchaîné. Nous avons
  persisté encore et encore. Nous allions le plus loin possible pour passer la houle, mais le temps de monter dans l'annexe le vent
  nous ramenait sur le bord. Avec une seule rame c'était mission impossible de rejoindre le bateau. Alors Claude a décidé d'aller à la
  nage jusqu'à Gwenalys, de revenir avec le kayak et une rame supplémentaire. La nuit était tombée depuis bien longtemps.
  Sur la plage Martine trouve le temps long, long. Enfin un signal, Claude est arrivé sur le bateau et il a agité une lampe.
  Mais pourquoi n'allume t'il pas le bateau ? Et que fait-il ? La nuit est sans lune. On ne voit rien de la plage. Il me semble apercevoir
  du vert. Rêve ou réalité ? Oui c'est bien du vert qui avance sur l'eau. Claude revient avec le kayak.
  Il est épuisé. Il a froid. Il est démoralisé. En nageant vers le bateau les clés sont sorties de sa poche et il n'a pas pu ouvrir le bateau.
  Nous voilà comme deux naufragés sur une plage déserte, trempés et transis de froid. On a beau regarder autour de nous,
  pour une fois il n'y a personne sur la plage. Nous n'avons qu'une solution, attendre le retour de notre ami Gwendal. Il est au cyber.
  Son voilier, "La Boiteuse" est dans la bonne baie. Vous avez dû apercevoir son bateau sur les photos précédentes. Il va bien revenir
  dessus. Claude reste à côté de son annexe et Martine explore la plage à la recherche d'un éventuel pêcheur.
  Enfin Gwendal revient. Nous rentrons avec lui sur "La Boiteuse". Touline sa chatte, imitation de Félix le chat, nous regarde d'un air
  étonné. Vite on enfile des vêtements secs. Maintenant on est bien. Le vent peut souffler, on est à l'abri.

A charge de revanche. C'est maintenant le tour de Gwendal d'avoir des ennuis. Il est en panne de moteur et il n'y a personne ici pour
  le dépanner. Claude est allé l'aider mais ils ont baissé les bras. Une seule solution s'impose : remorquer "La Boiteuse" jusqu'à
  "Florianopolis", pas facile mais réalisable. Nous décidons de partir le lendemain pas trop tard. Il est 7h et nous sommes prêts.
  Gwendal nous fait signe. Il est prêt lui aussi. Nous faisons le tour des parcs à huîtres et envoyons un bout. Gwendal le reçoit,
  l'amarre. C'est parti!!! Bien entendu tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait. En passant dans les parcs, "la Boiteuse" a
  accroché une bouée. Nous rejetons l'ancre, délivrons le bateau et repartons. Ouh la la!!! La houle s'est levée. Gwendal et Touline
  ont le mal de mer. Mais pas pour longtemps. Nous arrivons dans le chenal et à l'abri de l'île 'Santa Catarina". C'est dur dur la
  remontée. On a le vent dans le nez. "La Boiteuse" est lourde à remorquer. On se traîne. On se traîne. Soudain Gwendal nous appelle.
  - Regardez ce qui nous arrive dessus.
  Un gros nuage noir, chargé de vent, un "Pamperos", nous poursuit. D'abord tout doux, le vent forcit, forcit Gwenalys fonce.
  "La Boiteuse" suit. Pourvu qu'elle ne songe pas à nous dépasser.
  En un temps record nous arrivons devant la marina. Gwendal appelle à la VHF.
  - Ils arrivent, nous crie t'il.
  - OK. On attend.
  En attendant nous faisons des tours et des tours. Et voilà. Ce qui devait arriver est arrivé Un moment d'inattention de Gwendal
  et le bout est passé sous sa quille. Nous nous détachons, repassons devant "La Boiteuse", relançons le bout. Mais le vent a encore
  forcit et Gwenalys a du mal à remonter. Gwendal jette son ancre et nous voici, cul à cul, en train de dériver vers le pont. L'un
  entraînant l'autre. Et la marina qui n'arrive pas. Mais que font-ils donc ?
  Quand même !!! Un zodiac, un deuxième et un scooter des mer arrivent. Ils prennent "La Boiteuse" en charge. Nous, nous allons
  nous mettre au corps-mort. Quelle surprise d'y retrouver "Houba" avec Denise et Jean-Claude. Ce sont eux la cause du retard. Leur
  bateau a chassé. Alors toute la marina était avec eux pour le sauver et l'empêcher de se jeter sur le quai.
  "La Boiteuse" est amarrée. Tout finit bien. Le vent ne cesse de forcir. Gwenalys est secoué comme un prunier. Mais nous sommes
  tranquille maintenant. Demain il fera jour.

"Praia do Sonho" c'est ici que nous avons fait la connaissance de quatre brésiliens. Nous venons d'arriver et nous recherchons une
  banque. On se renseigne. Un hommer, sympa, nous explique que la banque il n'y en a qu'une et cette dernière est au village de
  "Pinheira", dans le supermarché. Autrement dit il faut aller de l'autre côté te la baie. OK
  - Et ou peut-on prendre un bus ?
  - Un bus !!! Mais il y en a très peu et il faut aller sur la grande route. Attendez. Suivez-moi.
  Nous arrivons dans une petite maison de location. Lui c'est Jaisson, sa femme Nadia nous propose une bière. Nous acceptons
  ne sachant pas trop ce que mijote Jaisson.
  - Allez montez dans la voiture je vous emmène.
  Et voilà c'est ça le Brésil. Le cœur à portée de la main. Jaisson en profite pour nous faire visiter les environs. Lorsque nous rentrons
  nous avons une invitation à dîner. Le lendemain nous passons la journée avec eux pour "um churraqueria", un   .
  Le dimanche midi ce sont eux qui sont venus sur le   .
  Mais pour eux ce sont la fin des vacances. Le départ est pour le lundi   .

  Notre séjour au brésil se termine. Je vous donne rendez-vous en Uruguay. A bientôt.

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