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ARRAFAL ! DEUXIÈME GRANDE VILLE DE L'ÎLE! POURTANT, VUE DU BATEAU, ON N'Y CROIRAIT PAS.
UNE GRANDE PLAGE DE SABLE BLANC SUR LAQUELLE DES BARQUES DE PÊCHE, TRÈS COLORÉES,
SONT ALIGNÉES, UN ÎLOT DE PALMIER, UN VILLAGE, VOILÀ CE QUE NOS YEUX DÉCOUVRENT.
Illustrons en images ce que l'on vient d'   . Puisque nous sommes toujours sur le bateau,
  jetons un œil sur le mouillage. A part quelques barques et bateaux de pêche nous avons un magnifique
  trimaran et un grand trois mâts   . Il est bien évident que, malgré la forte houle, nous sommes
  descendus à terre. Nous avons accosté au môle. C'est d'ailleurs bizarre une plaque de ciment rétréci les marches.
  Que je vous explique : ils ont certainement dû vouloir supprimer cet escalier. Mais la houle a creusé son trou
  et la plaque de ciment se retrouve en suspension au-dessus des marches. OK, pour débarquer il faut se
  contorsionner. Mais c'est toujours mieux que de se faire éjecter de l'annexe, par la forte houle, en voulant aller
  sur la plage. De toute façon nous sommes à terre, c'est le principal. On verra le problème du retour
  lorsqu'il sera temps.
Après avoir admiré la vue du mouillage, pourquoi ne pas aller faire un tour en ville. Nous arpentons les rues.
  Le centre semble tiré au cordeau. Les rues sont toutes parallèles et se croisent à angle droit. Une place,
  des bancs, nous avons ici l'endroit idéal pour les rencontres et c'est ici que nous viendrons faire de l'internet.
  La mairie, haute en couleur, nous accorde la wifi gratuite, comme dans les autres villes. L'église veille sur
  cette place. Contrairement à la mairie, sa couleur est assez défraîchie. Continuons notre visite.
  Les maisons sont plus grandes qu'à Cidade Velha mais, là aussi, l'étage est en construction. La couleur locale
  reste le parping ou le ciment. Mais... Mais... Il y a une variante. Certaines maisons, grandes maisons,
  sont peintes ou carrelées.   .

Comme à notre habitude, nous avons beaucoup marché. N'est-ce pas la meilleure façon de visiter les lieux ?
  Le barranco, la côte, Chão Bom, etc... Nous n'allons pas tout détailler, mais cependant vous faire partager
  ce qui nous a paru différent.
  Ainsi, pourquoi les gens font-ils des tas avec des cailloux, de différentes grosseurs,
  des tas de gravier, des tas de sable ? Quelle patience !!! Ils remuent les pierres pour trouver le sable.
  Nous avons vu cela dans le barranco, mais aussi sur la   

Vous avez tous, comme nous, vu ces grands champs de culture dont les tracteurs remuent le sol.
  Comment imaginer qu'il puisse avoir l'ombre de cultures dans cet espace aride qu'est le barranco ?
  Et pourtant si. Surtout du maïs. On trouve quelques restes, complêtement déséchés, par ci, par là.
  Tout se fait à la main. On remue le sol, on creuse un trou dans ce qui est un mélange de terre et de cailloux.
  Plus cailloux que terre, d'ailleurs. Et on y met chaque plan. Là encore il faut de la   
  Les tiges, une fois séchées, sont réunies en meules. Puis emmenées ailleurs. Le moyen de transport étant ...
  La   . Et l'eau dans tout çà. Comment peuvent-ils en avoir ? Pour une fois nous avons une réponse à
  vous suggérer. Pendant notre balade, nous avons croisé deux puits. Le premier est à sec. Dans le deuxième
  il reste un fond d'eau. On peut supposer que, lors de la saison des pluies, ceux-ci se   .

Chåo Bom se trouve à la sortie de Tarrafal. La différence est énorme. On y trouve arbres fruitiers,   .
  Mais il y a aussi un ancien camp de concentration. Installé par Salazar en 1935, il a fermé ses portes en 1974.
  Le dictionnaire nous dit - Salazar : dirige la politique portugaise à partir de 1933. Il institua l' "estado novo"
  (état nouveau). Régime autoritaire fondé sur le nationalisme, le catholicisme, le corporatisme et
  l'anticommunisme, etc... Une photo sur les différentes    .

Nous avons pris quelques, enfin beaucoup, de photos. Alors suivons ensemble cette mauvaise période.
  Le mur d'enceinte, construit de 1969 à 1970 est impressionnant. Double mur avec un grand fossé au milieu
  on ne pouvait pas s'   . Une vue d'ensemble du    .
  Le camp est divisé en deux parties. Dans celle de droite se trouve les cellules des prisonniers politiques
  guinéens et Angolais. A gauche nous avons celles des prisonniers de delit commun et politiques capoverdiens.
  Les 4 bâtiments sont identiques : une très grande salle, fermé par une grille.
  Au fond se trouve le coin toilettes, lavabos et   .
  Les autres bâtiments sont communs : cuisine, réfectoire, laverie, salle de lecture, etc... Et aussi les cellules
  normales et disciplinaires. Au fond de l'allée centrale se trouve le poste de secours et salle   .
  Au fil du temps, c'est la salle mortuaire qui servait le plus souvent.
  Sur les murs des deux premières salles sont affichés, pour la première, des panneaux sur la vie au quotidien
  des prisonniers. Les brimades, les interdits de plus en plus nombreux et douloureux, la façon dont ils ont été
  coupés du monde et de leur famille. Dans la deuxième sont affichés quelques portraits d'hommes politiques
  angolais, guinéens et capverdiens. Nous n'allons pas tout passer en revue, ce serait trop long.
  Mais il est une photo que j'aimerai vous montrer. Une manifestation s'est tenue à Lisbonne, en février 1978,
  lorsque le monde a enfin pris conscience de l'horreur de cet   .

Pour terminer ce chapître sur Tarrafal je vous propose une petite   de photos.
  Dernière mise au point. Vous vous demandez certainement pourquoi, par moment, les photos paraissent bien
  pàle. Ce n'est ni de ma faute, ni celle de l'appareil. La cause en est ce nuage de poussière omniprésent dans l'air.
  Aux Canaries nous avions la "Kalima". Ici nous avons l'"harmatan. Une petite démonstration s'   .

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