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"Un arrêt à Valle Gran Rey,
puis le retour à Los Cristianos" :
6h, le réveil sonne, dur... dur..., dehors la nuit est encore présente. Le petit
déjeuner est pris, les sacs à dos sont prêts. 7H, tout le monde se retrouve dans l'annexe. Pas question de laisser celle-ci sur la
plage toute la journée, voici donc le plan élaboré : Martine emmène Claude sur la plage, débarque celui-ci avec les sacs,
retourne au bateau, accroche l'annexe et revient vers Claude. Comment ? Mais à la nage bien sûr. Et me voilà, de bon matin, en train
de prendre mon premier
de la journée. Tout le monde est prêt ? Top départ. D'abord direction le port, puis la ville haute afin
d'arriver au sentier. Celui-ci est bien marqué et superbe pour atteindre les hauteurs. Rapidement nous prenons de l'altitude tout en admirant
le port et la
qui diminuent petit à petit. Enfin le plus dur est fait, maintenant un sentier beaucoup plus large, serpente entre les sommets
pour nous emmener à "Arure", but de cette balade. Tiens un bruit de cloche, puis deux, finalement nous tombons nez à nez avec un troupeau
de chèvres, venues se réfugier dans une
, c'est l'heure de la traîte. Nous en profitons pour leur faire un brin de
. Nous en
verrons autant et autant tout le long de cette deuxième partie du sentier.
Nous changeons de
et de temps aussi. Le soleil est toujours là mais un petit vent
"frisquet" nous accueille. Bizarre..., ce petit village nous rappelle quelque chose, nous l'avons photographié vu de la mer, le voici maintenant
vu de la
. Nous voici à "Arure", rien à voir, rien à photographier, rien à dire sauf qu'il fait beaucoup de vent, nous avons
enfilé les sweets et songeons à faire demi-tour, aucun sentier court ne nous ramenant vers la vallée.
L'estomac se creuse mais pas facile de trouver un endroit abrité du vent. Ce large cailloux, le long du sentier, fera l'affaire et nous voici,
comme deux vieux mais sans canes, à papoter sur notre banc en mangeant quelques fruits. Le chemin s'éternise au retour, les jambes sont
fatiguées, enfin nous arrivons à la vraie descente qui nous mènera au port, comme elle parait longue..., longue.... Enfin la plage
apparaît, Martine est en train de se demander qui va retourner chercher l'annexe lorsque une voix mâle murmure côté
d'elle : "Je ne sais pas pour toi, mais moi je suis crevé", ce qui donne en traduction claire : "Es-tu en forme pour aller chercher l'annexe,
moi j'en ai plein les pattes". Message reçu, on y va : 140 brasses (je les ai comptées) pour rejoindre le bateau, monter dans l'annexe, empoigner
les rames, revenir chercher son homme et retourner au bateau. Heureusement ce soir il y a apéro, nous fêtons l'anniversaire de Kiki. Pas de
problème petite sœur, nous serons en forme.
Comme il faut bien clôturer ce tour, nous retournons à "Los Cristianos" en projetant
de nous arrêter "al puerto de San Sebastian". Nous partons vers le large, chercher le vent. Les moutons sont là, mais c'est du déjà
vu, une belle houle qui nous accueille, tandis que le soleil chauffe de plus en plus, je n'ai jamais eu aussi chaud pendant une nav.
Vu le peu d'empressement au vent à se montrer, nous arrondissons les angles afin de suivre la côte. Oh! un petit souffle de vent nous
arrive de l'arrière, vite on remet le génois, on le tangonne à l'inverse de la G.V., on arrête le
et... Silence... Holà,
Claude, il vaudrait mieux détangonner le génois, les moutons nous arrivent par le devant. Le pifomètre à bien fonctionné, le
vent est bien là, en pleine face nous obligeant à remettre le moteur, baisser les voiles et affronter les vagues. Il nous faudra bien encore
3H pour atteindre le port. Nous croisons "Canariessail", un voilier de stage, il n'a qu'un petit bout de génois, refuse d'aller au port et file
sur "Chinguarime".
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