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L'arrivée au port,


Le port se devine, Martine met les pare-battages et les amarres. C'est l'horreur, le vent vient du nord, à l'intérieur les vagues et les moutons s'en donnent à cœur joie, impossible d'atteindre la passe. La décision est prise, nous filons sur "Los Cristianos". Nous envoyons, nous aussi, un petit bout de génois, rentrons les barre-battages et les amarres et nous voilà filant sur nos 6 nœuds par un vent de travers. Emporté par la houle le bord du bateau vient effleurer l'eau, mais heureusement pour nous Gwenalys pense à remonter de temps en temps. Tiens nos amis ne nous ont pas oublié et c'est un vrai concours de saut, par dessus les vagues, qui s'offre à nos yeux. Désolés pour vous mais la séance photo c'est par temps calme. Eh bien! le calme le voilà. C'est comme celà les Canaries, on fonce, on s'arrête et on repart, à 5 nœuds, pour rallier le port. 22h30, nous y sommes. Que de monde au mouillage, pour l'heure nous jetons l'ancre loin des autres, demain il fera jour et il sera temps de changer de place. En attendant, apéro pour fêter la fin de notre tour.


Jean-Paul et Chantal aux Canaries,

Depuis deux jours c'est l'effervescence. Le bateau est nettoyé, lessivé, pouponné. Claude nous a fabriqué une superbe table de cockpit, c'est que nous allons avoir deux invités pendant 15 jours : Jean-Paul et Chantal font le déplacement pour venir chercher le soleil.
Dimanche 10 juillet, minuit, le réveil sonne. Un bol de th้ et nous filons prendre un taxi, direction l'aéroport. Il est 1H10 lorsque nous arrivons sur place, l'avion arrive à 1H55. "Je les vois, ils sont devant nous", Jean-paul, plus blanc que poivre et sel maintenant, et Chantal attendent patiemment leur valise. Enfin, nous voici sur le chemin du retour, direction le port. Nous faisons une tentative et décidons de tous monter dans l'annexe afin de ne faire qu'un seul tour, le résultant ne se fait pas attendre : à l'arrivée le bilan est de 4 derrières mouillés, sans compter les chaussures. Mais bon, le bateau est devant nous et l'embarquement se fait sans trop de problème, pas facile pour des terriens de monter sur un bateau qui s'obstine à bouger sans cesse. A l'intérieur on prend ses marques, cabine arrière pour les invités et cabine avant pour nous. Un fois tout le monde bien au sec, on ouvre le champagne et grignotons quelques crevettes, tout en discutant. 4H30, il faut songer à se reposer, il fera jour bientôt.
9H, l'odeur du pain grillé et du café réveille les papilles, tout le monde se retrouve dans le . Nous allons visiter un peu de la ville, puis emmener Chantal et Jean-Paul au marché. Jean-Paul en profite pour acheter un peu de matériel de pêche en prévision des nav. à venir.
8H, le lendemain, première journée de navigation pour eux. Le temps est calme, Jean-Paul s'installe à la barre, Claude à l'ancre arrière et moi à l'ancre avant où nous nous retrouvons tous les pour monter cette dernière, quant à Chantal, elle sert d'intermédiaire pour transmettre les ordres à Jean-Paul. La sortie du port est , nous envoyons les voiles tout en nous dirigeant vers le large, histoire d'apercevoir quelques baleines où dauphins. Nous en verrons un petit groupe mais trop éloigné pour faire quelques photos. Changement de cap pour rejoindre "La Caleta", notre barreur s'écarte souvent de sa route, une petite mise au point pour lui expliquer que la position des voiles dépend de la direction initialement prise, nous lui choisissons deux amers sur la côte et ็à marche, le bateau suit sa route. Pendant ce temps, Chantal en profite pour expérimenter la ligne de traîne. Nous arrivons, mise en route moteur rangement des voiles et tranquillement Jean-Paul nous choisi une place, l'après-midi est à nous. Enfin presque, tous les bateaux promenade se sont donnés rendez-vous ici, le temps de déverser leur lot de touristes, ceux qui le veulent, dans l'eau et 1/2 heure plus tard, tout ce petit monde repart, nous laissant apprécier le calme et la beauté de l' . Hélas, l'heure du retour arrive, on remonte l'ancre, un petit tour au large, on largue les voiles par un sympathique vent de travers. Nous sommes dans un de ces moment où l'on apprécie le calme et la plénitude, lorsqu'un cri nous fait sursauter : "J'ai une sardine, j'ai une "; Eh oui! Chantal a relevé sa ligne avant l'arrivée au port et surprise, une sardine a accepté de se faire prendre au piège. Cette dernière a du pas mal se débattre car les sont bien emmélés. Même unique, elle sera dégustée avec du persil au moment de l'apéro.



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