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- Journée tranquille, les températures montent de plus en plus (20° dehors, 29° dans la caravane). Sur la plage, petit à petit les gens se mettent à l'eau (du moins pour se promener au bord), même Claude y est allé jusqu'au genoux (j'ai trouvé qu'ils les avaient bien haut
vue jusqu'où il était mouillé, mais enfin!!!). Il faut croire qu'il faisait bien chaud sur la plage, l'été dernier celui-ci ne s'est mis à l'eau seulement trois fois. Tout arrive.
- Grande journée randonnée. Nous nous sommes rendus en voiture jusqu'à "Playas de Porcheles", le fin de notre précédente virée et où sont amassés de camping-cars. Sacs dos bien attachés, chaussures de rando aux pieds, nous partons dans la direction d'Aguilas.
Négligeant les grands sentiers, nous avons escaladé à pleine montagne en suivant la côte sur un petite sentier de chêvre (lorsqu'il y en avait un). Nous avons surpris un couple sur une belle plage, bien aménagé avec des barrières pour que les voitures ne rentrent pas
(en principe). C'est leur chien qui a force d'aboyer les a averti qu'il se passait quelque chose d'inhabituel. Lorsqu'ils nous ont vus, ils ont été tout étonné. Il est vrai que nous avons débarqué par un endroit où certainement personne avant nous n'a du passer. Après avoir fait le tour des aménagements (un grand bar
avec terrasse ombragée trône dans un coin de la plage), le ventre de Monsieur criant grâce, nous nous sommes installés sur les rochers, face à la mer pour grignoter un peu. Là nous avons assisté à une pêche aux crabes peu ordinaire. Une femme attache un caillou et un morceau de pain au bout d'une corde, plonge cette dernière
dans un trou d'eau et va titiller le crabe. Lorsque celui-ci montre le bout de ses pinces, à l'aide d'une épuisette elle le récupère et le met dans un seau. Et cela marche!!!. Comme quoi pas besoin d'un matériel sophistiqué pour pêcher. Notre pause casse-croûte étant terminée, nous continuons notre route en passant par les rochers
(nous y avons vu quelques berniques et bigorneaux), pas pour longtemps, une autre superbe plage entièrement désertée du monde humain et animal nous tendait les bras. Inutile de résister, l'heure de la sieste étant là, nous avons cédé et voici étendu sur le sable pour une petite heure. Ensuite nous avons continué le sentier puis la plage et les rochers
jusqu'au "cuartel, grande maison abandonnée en haut d'un piton.
Au retour, nous nous sommes arrêtés à "Puntas de Calnegre", boire un bon demi, dans un petit bar, tenu par une femme agée, très avenante. Quand elle a su que nous étions français "No problem, No problem" nous a-t'elle dit en serrant les mains de Claude.
Nous avons passé un bon petit moment, on a appris deux mots d'espagnol "muy bien" et acheter "del pan". Les gens des petits villages sont très accueillants.
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- C'est "la fin de semana". Il y a une effervescence dans le camping. Pendant la période des vacances scolaires, beaucoup de campeurs recoivent enfants et petits-enfants venus de France et d'Allemagne, nos amis bordelais n'échapent pas à la règle. Leurs petits enfants et arrière petite fille
sont venus passer une semaine, nous ne les verrons pas sur la plage.
Nos voisins charentais partent mardi, ils ont invité des amis pour l'apéro. Il doit avoir 35 personnes venues fêter leur départ. Le ton monte, petit à petit chacun y va de sa chansonnette et bientôt un bon répertoire de la chanson française y est passé (le soleil est au zénith, cela doit aider à
l'ambiance régnante). Comme toute bonne chose a une fin, les gens repartent avec leur chaise sous le bras et hop c'est au tour des allemands de lancer la chansonnette. Eux en ont pour l'après midi complet.
- Depuis que nos amis bordelais nous parlent des canons qu'il faut absolument aller voir du côté de "La Azohia", nous allons y passer. Nous prenons une petite route de campagne, petit à pett nous grimpons dans la montagne (nous ne sommes pas sûrs d'être sur la bonne
mais tant pis). Nous croisons beaucoup d'allemands, ce qui n'est pas simple c'est vraiment très étroit. Voici une bifurcation, "a la izquierda" un panneau "prohibido entrar, propriedad militar" nous refroidi un peu alors nous allons tout droit avec un léger sentiment de doute. En effet, notre impression est bonne, nous
arrivons au sommet, la vue sur la vallée et la mer est magnifique, nous y avons retrouvé le GR92 (celui qui passait à El Portus), mais à part un relais de télévision pas la moindre trace de canons. Demi tour et nous bravons le panneau d'interdiction. Nous nous engageons sur une route encore moins large que la
précédente. Une voiture est devant nous, pas de doute c'est par là. Après tout se corse, nous arrivons devant une grille (ouverte en grand) avec dessus le même panneau "prohibido entrar, propriedad militar", Claude refuse d'aller plus loin, nous voici donc à refaire demi-tour et nous arrêter un peu plus loin.
Pendant que nous admirions le paysage, une voiture nous double, hors à la grille il n'y avait personne d'autre que nous, donc il faut braver le danger. Hop ni plus ni moins, re-demi-tour et cette fois nous irons jusqu'au bout. Et nous avons bien fait, de militaires il y a bien longtemps qu'il n'y en a plus, par contre la base est restée intacte et bien
conservée, seules les vitres des maisons ont souffert du temps (il n'y en a plus une seule). C'est absolument superbe, des constructions toutes en pierre, avec des crénages, des tourelles. La "dirección de tiro" est impressionnante.
Il s'agit de deux grandes bâtisses encastrées dans la montagne, il y a juste un petit passage qui servait au ravitaillement en munition pour les canons. Quelques écussons en couleurs restent sur les murs. En regardant bien on s'aperçoit qu'ils sont taillés directement dans la pierre, ce qui explique leur bon
état aprè tant d'années. Nous avons suivi le chemin de ronde et nous les avons vus. Ils sont là, grands, impressionnants, dirigés vers la mer, bien sûr vous avez deviné je parle des canons!!!.En allant un peu plus loin, nosu cherchions "el faro", nous avons aperçu toute une autre série de
batiments, ni une ni deux nous prenons la voiture et nous dirigeons sur eux. Les constructions sont un peu différentes, les maisons ont des colonnades de chaque côté des portes. Il y en a partout, hé nous ne pouvons tout voir, il aurait fallut venir dès le matin avec le pique-nique. Nous avons quand même grimpé
un peu plus et nous avons d'autres canons, plus petits ceux-là. On se demande comment ils ont pu monter tout cela aussi haut. En regardant au loin nous apercevons encore d'autres batiments, mais pour aujourd'hui on va en rester ici sinon on va y passer trois jours. Si le site est si bien conservé c'est que les maisons et batiments militaires étaient tous tourné vers l'intérieur
aussi de la mer on ne devine rien et vu l'épaisseur des montagnes, il aurait fallut pas mal de coups de canons (en admettant que l'on repère l'endroit) pour abattre tout.
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