• Ah la la!!! Quelle journée. Nous avons décidé de faire en rando la suite des crêtes que nous avions entamée l'autre jour. Cette fois nous allons commencer la grimpette "a la izquierda" qui nous paraissait être le début d'une longue série. Le sac à dos est prêt, les randonneurs aussi, c'est parti. Pour y arriver il faut d'abord prendre le chemin de la plage, puis un ancien torrent, rejoindre des ruines et reprendre la vallée sur la droite. Surprise, nous tombons sur la "Gua rdia civil" en plein exercice de tir. Impossible d'aller plus loin, tant pis nous allons modifier notre trajet. Après un grand détour nous arrivons au pied de notre but et commençons a entamer la grimpette à la recherche d'un éventuel sentier qui nous mènerai en haut. Bien que nous n'en ayions pas vu la moindre trace, nous continuons et cette fois attaquons carrément le versan de la montagne en espérant passer entre deux vallées. Comme bien entendu je suis partie en short, au bout d'un moment, les jambes, mes bras, mes mains ne savaient plus où se mettrent pour ne plus avoir d'égratignure. Nous escaladons de vrais murs de rochers. Nous visitons une grande grotte (il y en a beaucoup dans la région), et continuons toujours plus en escalade qu'en randonnée. Après trois heures d'effort, en passant d'une montagne à l'autre, des fois à quatre pattes, des fois debout (heureusement qu'il y a des arbustes, c'est très utile pour se retenir mais cela pique aussi très fort), nous profitons d'un couloir pour redescendre et c'est reparti, assis, debout, glissant sur les cailloux qui se dérobent sous nos pieds (surtout ceux de Claude). Il nous faudra encore deux heures de plus pour arriver enfin en bas, vite nous filons sur la plage pour un repos bien mérité et surtout une bonne baignade pour Martine, histoire de panser les plaies (je ne sens plus mes cuisses tellement elles sont abîmées. Malgré tout nous avons pu admirer combien la nature a changer depuis notre arrivée : les mimosas sont en fleur, dans les jardin nous pouvons admirer les bougainvilliers dans tous les tons allant du rose au mauve, les géraniums et surtout en montagne la lavande, qui met des touches de bleu, cotoie le thym avec ses fleurs roses et le romarin dans les tons de violet. Tout ceci nous amène des odeurs très très agréables.

  • Nous allons chercher un nouveau camping. Le ciel est mitigé, des nuages blancs d'altitude sont présents mais ne nous cachent pas le soleil. Direction Almeria en prenant au maximum les routes de montagne, car sur la route d'Aguilas il y aurait des céramiques qu'il faudrait absolument voir. Après avoir pris au moins deux fois des culs de sacs, nous sommes sur la bonne route, sur celle-ci environ tous les 100 m on peut lire : "peligro o curva muy peligrosa". En haut la vue sur la mer est magnifique, c'est un endroit assez sauvage bien que sur quelques pitons nous avons aperçu des maisons (il vaut mieux rester sur place si on y fait la fête car la descente est vertigineuse). Comme nous n'avons encore une fois rien trouvé des fameuses céramiques (nous demanderons de plus amples renseignements à nos bordelais), nous avons filé sur Vera. L'endroit ne nous a pas plus emballé que la première fois, pas de montagne, beaucoup de constructions en bord de plage, bref nous resterons au camping. Notre décision prise nous continuons jusqu'à Garrucha puis Mojacar et ainsi jusqu'à Carboneras, la route se terminant ici (celle du bord de mer), nous faisons demi-tour et rentrons au camping. Tout le long de la côte nous avons constaté l'arrivée massive des camping-car. Ils se mettent partout : en ville, en bord de mer, en montagne...
    Ce qui est surprenant en descendant c'est la différence dans les constructions de maisons. Ici c'est surtout le style "Afrique du nord" qui ressort avec des maisons blanches, certaines ont les angles arrondis, d'autres des cheminées fantaisies. Nous y avons vu notre éventuelle maison de naturiste : un patio autour duquel est bâti la maison avec une grande terrasse couverte qui donne sur la mer. Pas mal!!!.



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